Ta peau sera ridée contre la mienne

j'aurais pu imaginer tous les textes possibles, mots plissés, lavés, repassés.
J'aurais pu écrire notre vie, en faisant claquer les jolies scènes sans oublier de te rappeler la douceur de notre premier baiser.
j'aurais pu te dire que toi, tu es un merveilleux matin, peut-être le plus beau, que même mes insomnies n'arrivent plus à dormir quand tu es là, que tous mes coups d'oeil crèvent sur ta bouche.
j'aurais peut-être dû t'écrire que toi, et toi seul, peut rendre l'amour aussi animal, que chacune de tes caresses est un instant volé doucement sauvage.
mais regarde-moi dans le fond des yeux et écoute ce que je vais simplement te raconter ce soir : Tu m'as réinventé une histoire sur un seul mot, sur un seul ton. Et cette histoire, mon courant d'air, n'a pas de fin à l'horizon...

Ta peau sera ridée contre la mienne, certitude oblige, mon amour.

Ta peau sera ridée contre la mienne

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 10:52

Modifié le lundi 02 novembre 2009 12:41

Mme, Melle, Monsieur

cet article est précédé d'un long moment d'absence et il en annonce un autre. quelle indigne "blogueuse"
effectivement je pars en italie demain et rentre le 17 août. (séquence émotion)
(note à moi même : ne pas oublier de donner des nouvelles et peut-être des photos à mon retour)
mon ordinateur déborde de photos et vidéos en tout genre, ma tête elle aussi commence à craquer car textes et pensées s'entremêlent de façon bordelique là dedans...
bref en quelques mots et un article je vous souhaite à tous de belles vacances et à bientôt.. je l'espère :)
signé : marine (qui n'est pas morte malgré ce que peuvent indiquer les apparences de ce blog.)

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 05:55

je suis en train de mettre le bordel dans mon désordre.

Parfois en écoutant le bruit de mes talons, j'ai l'impression que j'me suis trompée de chemin, que je détraque, que je tique, que je suis pathétique.
mais finalement , la plus grande aventure que je n'ai jamais vécue se passe à l'intérieur de moi, il y a des routes, des lignes droites, des idées en vrac, des pavés, des pépites,
des souvenirs qui me viennent de partout, des paroles à boire.
c'est une histoire folle à dormir dehors, ou plutôt non, ce sont mille et une histoires belles ou qui font peur.
je vous dis, j'ai la tête pleine d'humeurs.
je suis menteuse, amnésique, mauvaise joueuse, bandit, pirate, voleuse à 200 à l'heure. Parfois j'ai pas de fierté, pas d'orgueil ni d'courage, je suis ici, là bas, sur un fil en trompe l'oeil, en mirage.
donc je me dis qu'on peut vivre des choses très belles en étant soi-même assez moche.

Mais j'connais rien de l'écriture, simplement qu'elle habite à deux pas d'ici, et que c'est elle mon aventure.
j'aime passer un peu de temps avec elle, assise sur un banc à la regarder filer au milieu des passants, à la voir s'éloigner en essayant de la retenir "vous auriez du feu ? une minute ou deux?" lui parler du beau temps, il paraît que ça marche en général.
je lui dis souvent qu'elle est celle qui remplit mes jours, que finalement, je pourrais l'appeler ma folie, mon amour, que je vendrais mes conneries peut-être pas mes rêves ; juste pour un regard d'elle...

c'est une course poursuite, plus je la désire, plus elle me fait courir, je l'aime autant que je la déteste.

Et puis, si on ne jouait pas trop ensemble ce soir, j'veux dire si on restait ce qu'on a toujours été ; des gens sourds aux avances des termes, ça serait peut-être mieux... ça m'éviterait de jongler avec des mauvaises rimes ou de vous charger les yeux d'expressions loufoques, ou encore de me poser trop de questions.

je sais que je suis souvent partie à la conquête de l'écriture pour qu'elle succombe aux charmes du papier, parfois j'avais même tous les mots à mes pieds, mais vous voyez, ce soir, le seul amant qu'il me manque c'est un peu de liberté.

vidéo : de très mauvaise qualité je ne sais pas ce qu'ils m'ont fait là... mais bon tant pis ^^, gaby et moi, séance champêtre
POUR ENCORE PLUS (toujours plus !!!) DE PHOTOS et surtout pour les voir en meilleure qualité ! : X

# Posté le lundi 09 février 2009 12:49

Modifié le samedi 21 mars 2009 11:54

Avis de vent devant ma vie, et les paupières en parapluie

Avis de vent devant ma vie, et les paupières en parapluie
et puis parler pour ne rien dire est une passion pour l'humanité...

depuis l'aube des temps les gens s'en foutent des effets de style, ils veulent seulement crier sur papier les quelques mots qui leur démangent gorge et stylo.
Les gens se plaignent ils n'en peuvent plus, ils en ont bouffé des mauvaises rides et faux prétextes, ils en ont avalé des je t'aime à tout bout de champ, tous moins sincères les uns que les autres.
Ils se sont trop souvent dit que leur roman de vie était bourré de fautes d'orthographe, et que noyer leurs illusions au fond d'un trop-plein de mots ne faisait de mal à personne.

[mais justement, il existe des soirs où l'humanité prend l'identité de "personne" et souffre comme si de rien n'était, sous le poids de ces fameuses illusions.]

On ne peut pas tout digérer, on ne peut pas tout réécrire à notre façon, mais il n'est pas impossible de s'imaginer ailleurs qu'ici.

"j'aurais voulu être un artiste pour pouvoir faire mon numéro, quand les hommes s'ennuient, ils s'ennivrent de femmes qui ne savent plus trop d'où l'amour tire son charme, un point c'est tout un point c'est toi."

en chanson sans trop forcer les choses, les hommes rattrappent leurs doutes et croient deviner des espoirs partout, cette musique, ces paroles, ce film, tout colle à la peau de leur existence.
Non ils ne sont plus seuls, quelque part, quelqu'un, pense à quelque chose, tout comme eux, et c'est juste bon d'y croire un peu.

C'est peut-être une fausse idée que je me fais, mais je crois que les gens sont trop ou pas assez pressés, complètement perdus dans les recoins de leur avenir à tracer. Alors ils s'achètent une vie en kit et ne sont pas très fort pour la monter, ils ont lu trop de mode d'emplois qui s'avéraient "blabla et entrelas" pour le plaisir des yeux, pour le malheur de l'envers du décor.

alors ils ne s'en contentent plus ; de cette vie mal foutue, de travers, montée à la va vite. Ils veulent maintenant du sur-mesure et ça se comprend.

Pourquoi s'amuseraient-ils à aimer quelque chose qui ne leur appartient pas vraiment, cette vie dont ils rêvent n'est pas celle dans laquelle ils n'ont pas leur mot à dire (ou plutôt "UN" mot à dire, car même leurs paroles sont celles des autres)

au final, "les gens"... Pourquoi j'écris sur "eux" alors que j'en fais partie. j'en parle toujours comme s'ils étaient loins de moi, "quelqu'un d'autre" finalement c'est ce que je me tue à vous dire : "je suis, j'aimerais être, j'ai été quelqu'un d'autre".
c'est moi :
Une fille sur scène puis dans les coulisses et enfin au beau milieu du public. Un pantin, une marionnettiste, une gamine qui sourit parce qu'elle pense que c'est la meilleure chose qu'elle sache faire, Une étudiante aux accents faussement artistes, Une futre ex femme. Une paire d'yeux, un objectif qui vous raconte combien son chemin est succulent. Un roman entier à ses heures perdues et juste une page attendant qu'on s'occupe d'elle, une funambule ayant le vertige, un fil sur lequel on peut marcher si on cherche à parcourir un bout de route.
Une route sur laquelle on peut courir si on y trouve un bout de fil. L'un et son contraire, Moi ... et toi un peu aussi !
LES GENS...
Je fais partie de cette foule sentimentale et de sa soif d'idéal. Je m'y plais, je m'y fond.

je prends vos rêves pour mes réalités.

photo : Big bang de mon coeur : coucher de soleil à riantec.. .

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 12:07

Modifié le samedi 09 mai 2009 19:29

ta vie est un spectacle. qu'attends-tu pour applaudir?

ta vie est un spectacle. qu'attends-tu pour applaudir?
ça y est, ce blog a 4 ans, et simplement une jolie ride qui se creuse : la vie qui s'étale.

J'ai croisé, l'autre nuit à rennes, ce poète écorché qui traîne dans un coin ses quelques alexandrins et suit son train quotidien qui déraille, au début on s'était dit tout bas « c'est le père noël » mais c'était bien plus que ça... depuis j'ai l'esprit éventré « et ça m'fait quelque chose » (imaginez cette phrase sur fond de « vie en rose » et vous serez enfin dans le contexte pendant un instant)
J'ai mis longtemps à devenir jeune, alors grandir encore pour tomber de plus haut, c'est loin de mes projets. Mais penser un peu, de temps en instant, ça n'a jamais tué personne, quoi que...
Cet homme transformait ses mots en armes, c'était doucement violent, des expressions au goût sucré/salé, un joyeux mélange juste pour le plaisir de nos oreilles, bref. Il m'a fallut ce déclic pour venir bafouiller mon baratin habituel.

Beaucoup de petites choses me suffisent et d'autres ne m'atteignent même plus.
Je vis pour vos sourires, c'est terrible. Je me suspends à nos pensées qui s'entrecroisent. J'vous jure la prochaine fois avant d'écrire j'apprendrai à penser. Mais là c'est un peu trop tard, les préliminaires sont brûlés, nous passons aux choses sérieuses... l'écriture et moi. Elle me touche, je tente de la parcourir.

Et dire que depuis la nuit des temps des personnes pensent des choses qu'elles ne se disent pas, et disent des choses qu'elles ne pensent pas vraiment, au fond d'elles, elles jonglent entre fausses erreurs de paroles et embarquent pour de grands voyages qui n'existent pas. On aime se mentir, faire de sa vie un roman, exagérer (à peine..) sur quelques faits, recracher du sur mesure pour rêve, puis finir par abandonner l'idée qu'on est l'héroïne d'un monde trop bon, trop con. Aimer l'idée que peut-être on représente la drogue, la pépite, ou même la chance d'une personne. Et enfin se contenter d'un sourire, parce qu'il nous rappelle vaguement le temps où on voulait devenir quelqu'un.

J'fais confiance à mon avenir il saura toujours me surprendre, peut-être pas comme un film à la Hitchcock, mais je m'en contrebalance. Le rythme de ma vie sera toujours celui sur lequel je tenterai de battre, qu'il y ait des fausses notes ou des silences...


photo : gaby, la robe de soirée n'est pas perdue

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 09:36

Modifié le samedi 07 février 2009 16:25