et puis parler pour ne rien dire est une passion pour l'humanité...
depuis l'aube des temps les gens s'en foutent des effets de style, ils veulent seulement crier sur papier les quelques mots qui leur démangent gorge et stylo.
Les gens se plaignent ils n'en peuvent plus, ils en ont bouffé des mauvaises rides et faux prétextes, ils en ont avalé des je t'aime à tout bout de champ, tous moins sincères les uns que les autres.
Ils se sont trop souvent dit que leur roman de vie était bourré de fautes d'orthographe, et que noyer leurs illusions au fond d'un trop-plein de mots ne faisait de mal à personne.
[mais justement, il existe des soirs où l'humanité prend l'identité de "personne" et souffre comme si de rien n'était, sous le poids de ces fameuses illusions.
]On ne peut pas tout digérer, on ne peut pas tout réécrire à notre façon, mais il n'est pas impossible de s'imaginer ailleurs qu'ici.
"j'aurais voulu être un artiste pour pouvoir faire mon numéro, quand les hommes s'ennuient, ils s'ennivrent de femmes qui ne savent plus trop d'où l'amour tire son charme, un point c'est tout un point c'est toi."en chanson sans trop forcer les choses, les hommes rattrappent leurs doutes et croient deviner des espoirs partout, cette musique, ces paroles, ce film, tout colle à la peau de leur existence.
Non ils ne sont plus seuls, quelque part, quelqu'un, pense à quelque chose, tout comme eux, et c'est juste bon d'y croire un peu.
C'est peut-être une fausse idée que je me fais, mais je crois que les gens sont trop ou pas assez pressés, complètement perdus dans les recoins de leur avenir à tracer. Alors ils s'achètent une vie en kit et ne sont pas très fort pour la monter, ils ont lu trop de mode d'emplois qui s'avéraient "blabla et entrelas" pour le plaisir des yeux, pour le malheur de l'envers du décor.
alors ils ne s'en contentent plus ; de cette vie mal foutue, de travers, montée à la va vite. Ils veulent maintenant du sur-mesure et ça se comprend.
Pourquoi s'amuseraient-ils à aimer quelque chose qui ne leur appartient pas vraiment, cette vie dont ils rêvent n'est pas celle dans laquelle ils n'ont pas leur mot à dire (ou plutôt "UN" mot à dire, car même leurs paroles sont celles des autres)
au final, "les gens"... Pourquoi j'écris sur "eux" alors que j'en fais partie. j'en parle toujours comme s'ils étaient loins de moi, "quelqu'un d'autre" finalement c'est ce que je me tue à vous dire : "je suis, j'aimerais être, j'ai été quelqu'un d'autre".
c'est moi :
Une fille sur scène puis dans les coulisses et enfin au beau milieu du public. Un pantin, une marionnettiste, une gamine qui sourit parce qu'elle pense que c'est la meilleure chose qu'elle sache faire, Une étudiante aux accents faussement artistes, Une futre ex femme. Une paire d'yeux, un objectif qui vous raconte combien son chemin est succulent. Un roman entier à ses heures perdues et juste une page attendant qu'on s'occupe d'elle, une funambule ayant le vertige, un fil sur lequel on peut marcher si on cherche à parcourir un bout de route.
Une route sur laquelle on peut courir si on y trouve un bout de fil. L'un et son contraire, Moi ... et toi un peu aussi !
LES GENS...
Je fais partie de cette foule sentimentale et de sa soif d'idéal. Je m'y plais, je m'y fond.
je prends vos rêves pour mes réalités.
photo : Big bang de mon coeur : coucher de soleil à riantec.. .